Fin janvier, j’ai participé à un webinaire sur “les clés de l’innovation collaborative”. Dans ce webinaire, j’ai découvert les biais cognitifs et leurs impacts sur nos réactions et sur notre manière de réfléchir, seul et ensemble. Qu’est-ce qu’un biais cognitif ?

En quoi est-ce important de savoir ce que c’est ?

Comment palier à ces biais ?

Comment les utiliser à bon escient ?

Partons faire un tour dans notre cerveau.

Un mécanisme universel

Un biais cognitif est un mécanisme naturel de la pensée qui cause une déviation systématique de notre jugement. Concrètement, face à une information ou à un questionnement, notre cerveau envoie très rapidement des informations qui peuvent altérer ou modifier notre façon de réfléchir, de penser. Ces biais réduisent notre capacité de recherche et de créativité.

 Les biais cognitifs répondent à un réflexe de gérer 4 besoins principaux :

  1. agir vite : réaliser des actions simples et efficaces
  2. donner du sens : combler les vides par des généralités, des stéréotypes
  3. traiter beaucoup d’informations : aller à l’essentiel, simplifier
  4. mémoriser les informations : réduire l’ensemble à quelques points.

Par exemple ?

C’est le biais de confirmation qui va vous amener à rechercher et prendre en considération uniquement les informations qui confirment vos croyances et à ignorer ou discréditer celles qui les contredisent.
C’est le biais d’autocomplaisance, qui peut vous amener à vous attribuer le mérite de vos réussites et à attribuer vos échecs à des facteurs extérieurs défavorables.

En quoi est-ce important de savoir ce que c’est ?

Savoir qu’ils existent permet de prendre conscience de vos propres réflexes, et de mettre en place des exercices ou des méthodologies qui les évitent.

Cela vous permet également d’accepter que la première phase créative n’est pas nécessairement la plus pertinente, et qu’il vous faut sortir de votre zone de confort pour révéler votre créativité.

Les connaître donne des informations sur ce qui peut se passer en vous ou chez les autres, et sur comment éviter ou utiliser certains biais induits par une situation.

Comment palier à ces biais cognitifs ?

 

Il est possible de faire de la “prévention” sur certains biais en mettant en place des exercices qui viendraient stretcher le cerveau pour le mettre dans de bonnes conditions.

Il est aussi possible d’organiser des temps créatifs où les biais servent à exprimer une matière brute pour amener un individu ou un groupe à observer ses réactions face à une situation à enjeux. A partir de ce benchmark, vous pouvez aller plus loin dans la situation et progresser.

Comment les utiliser à bon escient? 

En tant que manager, les biais cognitifs des membres de vos équipes sont très importants à prendre en compte. Et dans une séance de créativité en équipe, il peut être très riche de partager dans un premier temps les premières idées face à une question à enjeux. C’est ce qui permet de libérer une charge émotionnelle chez chacun, et aussi de partager ce premier jet. Ensuite, vous pouvez les faire travailler ensemble avec des consignes qui font sauter les biais cognitifs, et donc sortir de sa zone de confort.

Par exemple, faire faire un brainstorming où tout ce qui peut être dit doit être immoral ou illégal. Et ensuite, lancez un temps de créativité sur comment rendre les bonnes idées morales et légales.

Idée d'animation brainstorming

Faites faire un brainstorming où tout ce qui peut être dit doit être immoral ou illégal.

Ensuite, lancez un temps de créativité sur comment rendre les bonnes idées morales et légales.

 

Idée d'animation d'une séance créative

Au début d’une séance créative, distribuez un trombone à chacun.

Demandez à tout le monde de noter sur un bout de papier toutes les utilisations possibles qui lui vient avec un trombone.

Ensuite, demandez à l’équipe de mettre en commun les idées et de produire la plus longue liste d’utilisations possibles.

La liste finale ira bien au-delà de la fusion des listes individuelles, parce que les idées des autres viennent stimuler la créativité et faire sortir chacun de sa zone de confort de manière très ludique.

Vous pouvez maintenant lancer un temps créatif sur le sujet du jour ! 

En tant que commercial, l’observation des biais cognitifs chez un acheteur peut donner de précieuses informations pour identifier sur quoi créer un impact, et au contraire, sur quoi il faut absolument éviter d’aller sous peine de fermer la porte. Vous avez également intérêt à savoir observer vos propres biais, pour éviter de vous retrouver en difficulté à cause de réactions en miroir ou de protection. Cela peut être un élément important pour maintenir la relation face à une personne qui nous déstabilise.

Liste de 25 biais cognitifs courants :

Le biais de confirmation

Le biais de croyance

Le biais d’autocomplaisance

L’erreur fondamentale d’attribution

L’effet de halo

Le biais rétrospectif

L’excès de confiance

Le biais de négativité

L’effet Barnum

L’aversion de la dépossession

L’illusion de corrélation

Le biais de cadrage

Le biais d’ancrage

Le biais de représentativité

Le biais de la disponibilité en mémoire

Le biais de statu quo

Le biais d’omission

Le biais de faux consensus

La croyance en un monde juste

L’illusion de savoir

L’effet Dunning-­Kruger

Le biais de conformisme

L’effet boomerang

L’illusion de contrôle

L’effet de simple exposition

Découvrez en détail chacun de ces biais sur le site dont ils sont tirés en cliquant ici

L’entraînement Youtopie vous permet d’apprendre à prendre conscience et aussi à contourner certains biais cognitifs, par l’expérimentation à travers des mises en situations et des exercices stretch.

Votre entraîneur y est attentif afin créer les meilleures conditions pour ancrer vos progrès.

Prêts à faire sauter vos biais cognitifs ?